Qu’est ce que le burn-out maternel ?

Il s’agit d’un état d’épuisement général ressenti par les mamans tant sur le plan physique que sur le plan psychologique. Même si on en entend parler de plus en plus, ce sujet reste encore aujourd’hui, un sujet tabou dans notre société.

Aujourd’hui je brise le silence, mon silence …

Devenue maman de ma première princesse à l’âge de 16 ans, je me suis promis d’être une mère parfaite, tu sais ce genre de mère qui ne crie jamais, qui gère tous les conflits d’un coup de baguette magique, qui est sur tous les fronts en même temps sans jamais ressentir la moindre fatigue, qui est d’une ponctualité presque agaçante et qui n’oublie jamais rien, je pourrai continuer la liste mais je pense que tu as compris de quel genre de mère je parle.
Je ne sais pas pourquoi je me suis mise autant de pression, mais je pense que c’est venu des regards désapprobateurs que je recevais lorsque j’annonçais mon âge alors que j’étais à 6 mois de grossesse,. Ou quand j’annonçais que j’avais faits le choix d’arrêter mes études pour élever ma fille. Les regards des étrangers, mais aussi les regards de personne que je côtoyais pourtant régulièrement. Heureusement ma famille, elle, me soutenait mais je pense que ce n’était pas assez pour moi, je ressentais ce besoin de paraître parfaite aux yeux de tous pour prouver aux gens que oui, j’étais jeune mais que ma fille ne serait pas plus malheureuse pour autant.
Et ma recherche de perfection a augmenté quand je suis passée à 2, puis 3, puis 4 enfants et là d’un coup tu as l’impression de changer de catégorie, mais oui voyons, tu passes dans la catégorie des « mère de famille nombreuse », et là, je ne sais pourquoi j’ai ressenti l’impression étrange d’être observée à la loupe partout où j’allais.
Je me suis mise beaucoup de pression, et au début sa me convenais, je gérais mes enfants, ma maison, les tâches administratives, notre quotidien simplement.
Même quand vers l’âge de 3 ans et demi mon petit garçon a commencé à faire des terreurs nocturnes en pleine nuit je voulais gérer seul, je ne parlais pas des difficultés que ça occasionnait dans mon quotidien. Quand cet épisode est enfin passé, je pensais bêtement être sorti d’affaire mais pas du tout, il est devenu de plus en plus colérique, son comportement changé et même si à ce moment-là je ne le ressentais pas vraiment la fatigue commençait à s’installer et je me suis mise à céder à ces caprices pour éviter des crises. Ces sœurs voyant que ça marchait avec lui se sont mis à en faire autant et ça a été l’escalade, les cris, les pleures, les disputes, la violence entre eux je ne contrôlais plus rien mais mon orgueil m’empêchait de demander de l’aide.
Je m’isolais de plus en plus sans même m’en rendre compte. On a déménagé en 2014 juste avant la rentrée de septembre dans un tout petit village, et même si je parle à tout le monde dans le village je n’invite jamais personne,il n’y a qu’une seule personne à qui je me confie parfois mais mes visites sont très rares une fois par mois quand tout va bien pas pendant plusieurs mois par moments.
Je ne sors presque plus mise à part pour faire les courses, pour aller chez mes parents et encore, même là, moi qui pourtant a un rapport très fusionnel avec ma maman, moi qui ai toujours accordé beaucoup d’importance à ma famille, je viens aussi d’une famille nombreuse 4 filles et 1 fils, j’ai toujours adoré me retrouver en compagnie de ma famille, mais aujourd’hui c’est devenu une épreuve je ne sais pas pourquoi, quand je vois mes sœurs si épanouies que ce sois dans leurs rôles de mère, dans leurs couples, qui ont une vie sociale etc… j’ai l’impression d’être nul, je ne sais pas pourquoi je ressens ça mais à chaque fois c’est la même chose j’essaye de cacher devant eux ce que je ressens mais dans la voiture sur le chemin du retour qui me ramène à mon quotidien je ne peux m’empêcher d’avoir envie de pleurer, j’essaye d’ être forte de ne pas le montrer à mon mari, mais il se rend de plus en plus compte que ces réunions de famille sont de plus en plus difficiles à vivre pour moi.
Mes sentiments sont devenus très compliqués à gérer, j’ai l’impression d’être une mauvaise mère, une mauvaise épouse moi qui pourtant voulais tellement que tout sois parfait j’ai l’impression d’avoir tout loupé. Je ne suis pas capable de me faire obéir par mes enfants, ma maison est clairement devenue leur terrain de jeux. Je passe mes journées à ramasser et ranger derrière eux car je suis incapable de leur demander de le faire. Je m’épuise clairement de plus en plus.
Je ne suis pas non plus la meilleure des épouses, je me suis laissée aller. J’ai pris 40 kg en 8 ans moi qui apportais tellement d’importance à mon physique, qui ne sortais jamais sans maquillage, qui adorait courir et faire du sport aujourd’hui j’en suis très loin et en plus à cause de la fatigue je m’en prends de plus en plus souvent à lui, je crie beaucoup, beaucoup trop …
Ma vie sociale n’en parlons pas je n’en ai plus, petit à petit j’ai tourné le dos à tout le monde préférant cacher la situation lamentable dans laquelle j’étais.
 Mais comment ai-je pu en arriver là ??
Aujourd’hui les conséquences de tout ça sont visibles, je ne sais plus m’exprimer sans crier que ce soit sur mes enfants, ou mon mari un petit rien m’énerve de suite. Je suis tellement fatigué que j’ai de plus en plus de douleur, j’en viens à penser des choses horribles, avoir envie que mes enfants soient loin de moi, de partir, de tout claquer et de m’en aller seul car de toute façon il serait certainement mieux sans moi, après tout je ne leur apporte rien de bon. Ces pensées sont si dures que je passe la plupart de mon temps où je suis seule en pleure, je suis épuisée mais pourtant j’ai des insomnies donc mon nombre d’heures de sommeil ne cesse de baisser. J’ai l’impression d’être dans un cercle vicieux et ne pas réussir à en sortir.

Ce moment où tu prend conscience?

J’ai pris conscience il y a peu que je ne m’en sortirai pas seul et j’ai commencé à parler à mon mari, j’ai craqué devant ma mère et ma tante. Je leur ai donc dit que j’étais en plein burn-out maternel, sans vraiment leur expliquer ce que cela engendrait. Et j’ai pris la décision d’aller consulter un psychologue, je prendrai rendez-vous dans les prochaines semaines car je sais maintenant que seul, je ne m’en sortirai pas.
La création de Laulia-blabla m’aide aussi, car j’échange avec d’autres personnes, je crée des liens j’ai la sensation d’être un peu moins seul et surtout c’est une occupation à MOI, du temps que j’utilise pour moi et non pour les autres, même si j’aimerais que les personnes autour de moi comprennent réellement que c’est important pour moi j’ai l’impression que beaucoup pensent que c’est un passe-temps inutile mais moi je sais que j’en ai besoin, j’ai besoin d’écrire de partager et c’est pour cela que je souhaite vous remercier car même si vous êtes encore peu nombreux à me lire, le bonheur que me procure la lecture de vos commentaires que ce soit sur le blog ou sur les réseaux sociaux est réellement indéfinissable.
Aujourd’hui j’ai eu le courage de parler, de briser ce silence et si j’ai un conseil à vous donner c’est que si vous aussi vous traversez ce genre de période néfaste ne vous renfermez pas sur vous-même parler en que ce soit à votre conjoint, un membre de votre famille une amie peu importe.
Il faut savoir que le burn-out maternel peut toucher tout le monde mère de famille nombreuse ou non, avec des enfants jeunes ou moins jeunes, des enfants rapprochés ou non, mère célibataire ou en couple, mère active ou mère au foyer, personne n’est à l’abri de l’épuisement maternel donc surtout n’oubliez jamais que la mère parfaite n’existe pas, le principal étant d’être une mère aimante qui fait de son mieux.
Prenez du temps pour vous, oui vous êtes une mère et une épouse mais avant tout vous êtes une femme et il ne faut jamais l’oublier, je l’avais oublié et ça m’a causé beaucoup de tort.
Voilà ces les yeux pleins de larme que je termine cet article, briser le silence n’est jamais simple. Mais je sais que pour moi c’est le début d’un nouveau départ, je réorganise mon quotidien je m’intéresse à d’autres méthodes d’éducation pour reprendre le « contrôle » de ma maison.Je sais que le chemin sera long et fastidieux mais je sais qu’au fond de moi j’ai la force d’y parvenir.
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visuel pinterest burn-out maternel

7 thoughts on “Burn-out maternel, en parler sans tabou !”

  1. Je connais ça. Je suis déja de nature très angoissée et solitaire. Mais la depuis l'arrivé de mon fils j'ai vraiment eu du mal. J'en prends conscience que maintenant… je n'ai pas encore le courage d'aller voir un psy mais bon…

    1. Oui c'est compliqué de se rendre compte, au départ on pense simplement que ça va passé, mais la réalité nous rattrape vite, i tu n'a pas le courage de voir un psy je te conseille vivement de trouver une personne à l'écoute à qui tu pourras parler sans tabou et qui ne te jugeras pas, ça te fera le plus grand bien 🙂 Courage

  2. Courage, je ne suis pas encore maman donc je ne peux pas comprendre à 100% ce que tu vis. Mais rien que le fait que tu ais décidé d'aller voir un psychologue, c'est une première étape et c'est déjà bien. Courage, je suis sûre que tu vas t'en sortir et être à nouveau épanouie

    1. Merci beaucoup, oui je sais que le chemin sera long mais aujourd'hui je suis sûre de réussir à remonter la pente, ce qui n’était pas le cas il y a encore quelques semaines 🙂

  3. Olala, comme je compatis … C'est terrible de lire ces mots, de m'y retrouver un peu et surtout j'aimerais pouvoir te prendre dans mes bras et te faire un gros câlin !!
    Etre maman est une tâche réellement difficile, et en plus c'est 24h/24 pendant … Longtemps 🙂
    Je te souhaite vraiment plein de courage, je n'ai pas vraiment de conseils ou quoi, vu mon peu d'expérience, mais je t'envoie plein de bisous virtuels !!

    1. Merci beaucoup, pour ces mots ça me touche beaucoup c'est vrai que ce n'et pas toujours facile , mais heureusement il y a aussi des bon moments, ça aide beaucoup.
      Gros bisous, je te souhaite une belle journée :*

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