Aujourd’hui je vais vous parler de mon fils. Mon Tit’homme qui fêtera ces 8 ans en janvier. Et qui a complètement chamboulé ma vie. Et ce n’est pas un euphémisme. Il est vrai que notre quotidien tourne autour de lui, depuis plusieurs années maintenant. Mais, je suis si fière de lui, même si je suis souvent dans l’inconnu. 

Ce billet, et bien plus décousu que mes écrits habituels, et j’en suis désolé. Mais, il a aussi été bien plus dire à écrire. J’ai souvent commencé cet article. Pour être tout à fait honnête, ça fait plusieurs mois que le brouillon traîne. J’écris, j’efface, je recommence. Mais, aujourd’hui, j’ai décidé qu’il était tant de le publier. Je ressens aujourd’hui plus que jamais le besoin d’en parler. 

mon fils, ma fierté

Qui est Tit’homme ?

Tit’homme est un petit garçon débordant d’énergie. Une boule de nerf pour être tout à fait franche. Et c’est surtout un petit garçon qui ne sait pas gérer ses émotions. Qui ne les comprend pas et qui est bien trop souvent dans l’extrême.

Il est bien trop souvent en colère, et comme il ne sait pas vraiment la gérer et qu’il ne supporte aucune sorte de frustration. Sa réponse est souvent la même. Il devient violent, il tape son père, ses sœurs, ne fait aucune distinction. J’ai beau lui expliquer que c’est mal, qu’il ne faut pas faire ça, il ne sait pas faire autrement.

Il aime jouer avec ces sœurs, je le regarde rire avec elles. J’aime tellement ces moments de complicités. mais, en une fraction de seconde son regard change. Un regard que je connais que trop bien. Il s’énerve, jette tous les jouets, balance les chaises sous son passage, pousse ses sœurs. Alors, comme à chaque fois, j’essaye de lui parler. J’aimerais tellement lui dire que je le comprends, qu’il a le droit d’être en colère, mais qu’il y a d’autres façon de l’exprimer. Mais, comme souvent, c’est impossible ! Il ne me laisse pas l’approcher. Il me repousse, il crie, lève la main sur moi. Et, je me retrouve là, impuissante face à mon petit garçon. Pleine de doutes, je m’en veux. Je m’en veux de ne pas pouvoir l’aider, de ne pas pouvoir l’apaiser. Lorsqu’il est triste, sa réponse est souvent la colère. Quand il a un comportement inadapté et qu’il s’en rend compte. Il s’en veut, mais sa réponse est de se mettre à rire. C’est un automatisme défensif, je le sais. Mais, j’ai peur. Peur que ça lui pose des problèmes plus tard, pour s’insérer dans la société. Car il n’en maîtrise pas vraiment les codes. 

L’année dernière, il refusait de partir à l’école. Chaque matin, je le réveillais et j’étais déjà stressée. Je savais ce qui m’attendais. Des cris pour ne pas monter dans le bus, des hurlement en me demandant de ne pas le laisser. Il m’agrippait le cou, refusait catégoriquement de me laisser seul. Heureusement, cette année, pour le moment, tout se passe bien. Mais la crainte que ça recommence est toujours présente. 

Il a aussi des difficultés d’attention qui lui ont pausé pas mal de difficulté à l’école. Cette année, un PPRE à été mis en place et je dois dire que ça a grandement facilité sa vie à l’école. Il est tombé sur une très bonne maîtresse et j’en suis ravie.

Tit’homme me demande du temps, une attention particulière chaque jour. Mais, il a trois sœurs qui elles aussi ont besoin de moi. Comment faire pour contenter tout le monde ? Comment faire pour ne pas délaisser mes filles ? Tant de questions qui continue de me ronger.. 

J’ai fini par demandé de l’aide.

J’étais complètement désemparée face à mon fils. Je ne savais pas comment réagir ? Est-ce que je devais crier, le punir (Fin, ça on a essayé, mais ce fut un échec lamentable. Essayé de le punir sur une chaise le temps de se calmer était mission impossible. Il se débattait pour ne pas rester, nous frappait. J’ai bien trop souvent fini avec des bleus pour avoir l’envie de continuer) ou au contraire est-ce que je devais être plus douce? Mais c’était compliqué, comment rester calme et douce quand on le voit frapper ces sœurs. J’avais besoin d’aide.

J’ai donc commencé par l’inscrire au CMPP, psychologue et orthophoniste depuis bientôt deux ans. Puis il y a un peu plus d’un an, sa psy m’a conseillé de demander une TISF. Les TISF pour ceux qui ne connaissent, ce sont des personnes qui peuvent intervenir quand vous en sentais le besoin, ou aussi pour certaines sous-décisions judiciaires. Elles peuvent intervenir pour du ménage, ou comme pour chez moi, pour aider à pauser un cadre. Mais surtout, pour jouer avec les enfants, pourquoi ? Car le temps qu’elles jouent avec 3 enfants, je peux consacrer du temps seul à l’un d’entre eux. Elles peuvent aussi aider pour les devoirs, etc.

Au départ, pour être honnête, j’ai refusé la TISF. Sauf que, quand ma dépression s’est intensifiée et que j’ai pris conscience de mon burn-out maternel, j’ai décidé de revenir sur ma décision et j’en ai moi-même fait la demande. Un choix, que je ne regrette absolument pas, car je me suis sentis soutenu et surtout elle voit Tit’homme dans son environnement, elle voit les crises, elle voit mes difficultés et c’est un appuie non-négligeable, d’avoir une personne neutre qui peut juger de la véracité de vos récits.

J’ai aussi demandé par la suite, une éducatrice. Car, il me fallait des réponses, mais aussi des pistes pour aider mon fils et pour aider mes filles a trouvé une place dans ce contexte familial un peu compliqué. Car, il est vrai que du coût notre rythme familial est souvent concentré autour de Tit’homme. Il demande de l’attention, principalement la mienne. Et donc il me fallait aussi de l’aide pour réussir à lui donner l’attention qu’il avait besoin tout en continuant à en donner à mes trois princesses.

J’ai enfin eu un début d’explication.

Et oui, après avoir mis tout ça en place, pour aider mon fils, j’ai enfin eu un semblant de réponse. Quelques pistes plausibles pour expliquer ses difficultés. Pour expliquer sa difficulté avec les codes de la société. Essayez d’expliquer ces problèmes d’attention et la violence qu’il peut engendrer parfois, sa colère, ses peurs, etc.

Nos rapports seraient trop fusionnels, et surtout, il aurait développé le syndrome d’abandon suite à la dépression post-partum que j’ai fait à sa naissance et à une séparation avec chéri qui a duré 3 mois quand il avait 6 mois. (je ne parlerais pas plus de cette séparation, car pour nous, aujourd’hui, ce n’étais qu’une erreur de parcours.) À cause de ça, il ne supporterait pas d’être séparé de moi, ce que je peux comprendre. Mais forcément, moi qui me sentait déjà coupable de son mal-être. Ce sentiment de culpabilité n’a fait qu’augmenter. Même si, aujourd’hui l’éducatrice fait en sorte que je perde ce sentiment de culpabilité qui me ronge.

Le souci qu’il y a donc, avec ce syndrome, c’est que si je vais mal, lui, va encore plus mal. Ce qui expliquerait ces problèmes pour aller à l’école l’année dernière. Car oui, j’ étais au plus bas, il le ressentait, s’inquiétait pour moi et donc ne voulais pas me laisser seul. Le seul point sur lequel, je me pose encore pas mal de question, c’est sur ces problèmes d’attention. Pour sa psychologue ça serait aussi à cause de ce syndrome, il s’inquiéterait trop pour moi pour se concentrer à l’école. Pourquoi pas ? Mais est-ce seulement ça ? Voilà, une question qui me ronge encore. Est-ce que ce syndrome peut à lui tout seul, tout expliquer ? Vais-je un jour avoir la réponse. Et surtout, maintenant comment puis-je aider mon fils ?

Un rendez-vous chez un pédopsychiatre que je n’oublierais pas de si tôt.

Il y a quelques mois, avant d’entendre parler de ce syndrome. Alors que je cherchais désespérément une réponse. Je me suis demandé si mon fils n’avait pas un trouble déficitaire de l’attention (TDA) pour ceux qui connaissent, je ne mets pas de H, car pour moi, il n’y a pas d’hyperactivité étant donné qu’il se tient relativement tranquille à l’école. Même si j’avoue qu’à la maison, on aurait pu se poser la question. Fin bref, donc j’en parle à sa psy, qui ne me suis pas vraiment, pour elle Tit’homme progresse son attention était de moins de 5 minutes aujourd’hui, il tient 10 minutes, donc ça ne peut pas être ça. Ok, mais cette réponse ne me convainc pas vraiment. J’ai donc pris rendez-vous chez un pédo-psy.

Me voilà donc au rendez-vous avec mon fils. On rentre dans le bureau, il donne une feuille à Tit’homme et lui demande de dessiner le temps qu’il me parle. Je me dis naïvement, que ça lui servira peut-être qu’il va forcément lui décrocher plus d’une phrase durant ce rendez-vous. Mais, enfaîte pas du tout. Il me demande d’expliquer la situation, ce que je fais et moins de 30 minutes après. Sans même avoir parlé à mon fils. Il me regarde et me dit que mon fils n’est pas TDA, car il a su rester assis pendant le rendez-vous à dessiner. Oui, c’est vrai il est resté assis, mais il n’ y avait rien d’autre à faire. Et oui, il s’est concentré sur son dessin de camion de pompier, si tu oublies la dizaine de fois où tu lui as dit de se remettre à son dessin, alors que lui en avait ras le bol. Comment peut-il poser un diagnostic, sans même lui avoir adressé la parole plus de 2 minutes ? Et surtout, il m’a clairement fait comprendre qu’il pensait que moi, je devais voir un psy et que ça réglerait bien des soucis.

Bref, je me pose toujours autant de question à ce sujet. J’espère que je finirais par trouver des réponses, des pistes pour l’aider le réconforter et retrouver une harmonie familiale plus sereine. Même si, on est sur la bonne voix, et que je ressens déjà de l’amélioration.

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Pourquoi je vous parle de tout ça ?

Aujourd’hui, si j’ai décidé de vous parler de mon fils, ce n’est pas pour que l’on me plaigne, encore moins pour que l’on me juge. Mais, j’en ressentais le besoin. Aussi, parce que je voulais parler librement de l’aide que j’avais demandé, des réponses parfois évasives que l’on m’a apporté.

Je me dis, que peut-être, l’une d’entre vous aura vécu une situation similaire. Peut-être que vous auriez des livres à me conseiller, des blogs. Pourquoi pas des jeux pour l’aider à comprendre ces émotions. Si c’est le cas, n’hésitez pas à me le dire en commentaire ou en me contactant avec l’onglet contact du menu. 

Écrire ces mots n’a pas était facile, j’aime mes enfants plus que tout au monde. Aujourd’hui, je souhaite juste retrouver une harmonie familiale. Changer les choses. J’ai plusieurs idées en tête pour essayer d’améliorer tout ça, je vous en parlerai probablement très vite. 

Sur ces mots, je vous fais des bisous et je vous dis à très vite pour un nouvel article. 

 

 

6 thoughts on “Mon fils, ce petit être si compliqué…”

  1. Magnifique article ! Je suis maman d’une petite puce autiste de 8 ans et je me retrouve dans ton récit. J’ai également un petit frère qui a également souffert du syndrome de l’abandon avec des hurlements et des pleurs avant d’aller à l’école jusqu’à ses 10 ans. J’espère que tout s’apaisera au fil du temps. Bonne journée !

    1. Merci beaucoup, j’espère aussi réussir à trouver les mots pour le réconforter et l’apaiser pour l’avenir. J’imagine que ta situation doit être également source interrogation avec ta princesse. Je te souhaite également pleins de belles choses pour l’avenir avec ta petite puce. Belle journée

  2. C’est une histoire très touchante. Pas facile de se livrer mais je pense que parfois ça fait du bien. Malheureusement, je ne suis pas maman, je ne peux te conseiller. En tout cas, je te souhaite beaucoup de bonheur et de trouver la solution qui pourra apaiser ton fils.

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